Hello tout le monde! Me revoilà avec un 2ème bilan mensuel... Pour ce mois de février, je peux vous dire que le moral est toujours en berne. Plus que 2 mois, soit tout juste 8 semaines avant le 1er mai et mon 1er marathon et c'est juste la catastrophe!

Je totalise seulement 61,5km pour une moyenne déplorable de 6,11mn/km contrairement au mois de janvier où j'ai pu réaliser 128km à 5,59 malgré mes tiraillements dans les chevilles. J'aurai dû prévoir que ça ne présageais rien de bon... La blessure est arrivée le 8 février après une sortie longue sur route de 22,5km. Je cours surtout sur chemin et n'ai jamais dépassé les 10-12km sur bitume. Le marathon de Senart n'étant que sur route, je me suis dit qu'il était temps de s'entraîner en conditions réelles. Et bim! Myoaponevrosite plantaire au pied droit! Adieu le marathon? Pendant 15jours j'avais l'impression de marcher sur des cailloux pointus en permanence. Moi qui comptais profiter de ma semaine de congé pour endurcir mon entraînement je n'ai finalement pu faire que 2 sorties de 8km en dénivelé et avec douleurs... Alors je me suis rabattue sur le VTT, le velo d'appart, la piscine et le renforcement. Cela fait maintenant 10 jours que je n'ai plus courru. Ce n'est pas comme ça que je vais réussir à perdre mon dernier kg superflu :(

Mardi 24, j'ai consulté mon médecin du sport qui m'a donné le choix entre deux options: soit les infiltrations (pas douloureuses, rapides mais guérison plus lente et risque de récidive d'ici le marathon. Soit 6 séances d'ondes de choc et peut être encore une lueur d'espoir pour les 42bornes.) Qu'ai-je bien pu écouter? La raison et le bien-être physique? Ou le sado-masochisme et l'épreuve mentale?

Je le reconnais la course à pied devient pathologique chez moi... J'ai choisi la torture. 3m30 d'ondes de choc qui valent la douleur de 2000 coups de marteau sur mon tendon douloureux. Aie. Et j'ai signé pour 5 autres séances?? Ai-je réellement perdu l'esprit?

Malgré tout l'espoir revient. 24h plus tard j'ai déjà moins mal. Enfin, c'est ce que je crois... jusqu'à ce que je reprenne le boulot et là... horreur la douleur se réveille en pire! Et c'est là que je me rends compte qu'en fait j'ai deux douleurs à deux endroits bien distinct. Celle du talon qui me donnait l'impression de marcher sur des cailloux et celle sur le côté du pied qui se propage sous la voûte plantaire jusqu'aux orteils externes et qui est bien plus insupportable. J'en avais parlé au médecin qui pensait à une simple douleur de "compensation" mais que nenni, elle est bien pire que celle de l'aponévrose. Elle ressemble à une névralgie. J'avais pensé à une sciatique mais n'ayant pas mal au dos... Je rappelle le médecin qui me prescrit une radio d'urgence suspectant la fracture de fatigue, surtout que je lui indique entendre un "claquement" au niveau du pied lorsque je le bouge. 45 jours sans poser le pied par terre si c'est ça! Je croise les doigts mais ouf, tout va bien au niveau des os. Elle pense alors à une tendinite de l'insertion du tendon qui relie la cheville et me prescrit 7 jours d'anti-inflammatoire. Heureusement car ma dernière journée de taf a été insupportable. Entre les km à pied que je fais par jour où le temps que je reste debout ou à piétiner, les heures me paraissaient interminables.

Le 27 j'ai vu un podologue spécialiste du running afin de faire un bilan. Lui-même amateur d'ultra-trail, il me confirme que mes 3 paires de chaussures sont de très bonnes qualités. Le problème ne vient donc pas d'elles. Doté d'un matos de pointe (tapis de course avec caméra ralenti, scanner pour prise d'empreinte, analyse podobarométrique afin de déterminer les points d'appui et de pression en statique et en dynamique, analyse posturale etc... Je me permets de vous le conseiller si vous habitez dans les Yvelines car trouver un bon podologue qui s'y connait en running n'est pas si simple. Après 45mn de consultation, il me confirme que mes "pieds de danseuse" comme il dit, sont plus sensibles aux problèmes d'aponévrose plantaire étant donné qu'ils sont très creux. Que ma foulée est universelle à tendance supinatrice en particulier sur le pied gauche (l'inverse de ce que m'avait dit la première podologue...) et que mes genoux se croisent énormément quand je cours ce qui peut provoquer certaines pathologies. En revanche, ma foulée est plutôt bonne, les points de pression sont correctement répartis sur le pied et j'ai tendance à bien courir sur le médio-pied ce qui est parfait car il me dit qu'il faut éviter d'attaquer par le talon, en particulier lorsque l'on court sur route. Une fois mes empreintes imprimées, il dessine mes semelles devant moi en m'expliquant les points de renforcement et d'évidement qu'il va ajouter ici et là et personnalise chaque pied. La semelle de droite ne sera pas tout à fait identique à celle de gauche. Il va utiliser un matériau qui s'affaisse moins que celles que j'avais jusqu'à maintenant et qui ont été thermoformées. Et le must, elles seront prêtes en 3 jours alors que je m'attendais à 15 jours de délais comme la dernière fois. Bref. Mercredi je retourne les chercher et m'empresserai de les tester si possible.

Entre temps, j'ai mis le week-end à profit pour faire quelques recherches et pense au final souffrir du syndrome pyramidal en plus de l'aponévrose. En effet, en m'écoutant plus attentivement, j'ai remarqué que j'avais une espèce de gène dans l'arrière de la cuisse. J'ai donc pratiqué des étirements du pyramidal, du dos et du psoas, comme recommandé et ce matin j'ai beaucoup moins mal. Hier j'ai pu aller à la piscine et revenir en marchant sans boiter! Je vais confirmer mon hypothèse cet après-midi chez mon médecin. En tout cas, cela pourrait correspondre avec le fait que je ne prenais plus le temps de m'étirer correctement après chaque séance de CAP. Je vous en dis plus sur ces deux pathologies très bientôt... si ça peut aider certains coureurs débutants.

Bilan février
Retour à l'accueil