Mon premier Run and Bike: Paris C.R.

Le 18 octobre j'étais, vous l'avez deviné... encore en course! Ne comprenez pas "shopping" mais bien baskets aux pieds et l'originalité cette fois-ci c'est que j'avais aussi emporté mon vélo :)

Ce dimanche il faisait froid et mon mari et moi étions à la RUN & BIKE de Paris! Une grande première pour nous qui nous a quelque peu déconcertée...

Je commence tout de suite par la fin car, comme dans les bons romans policiers, on aime bien découvrir vite qui est le coupable, je ne vous ferai pas languir davantage sur ce que j'en ai pensé: j'ai ADORE!!!

Franchement, au départ, je n'étais pas du tout confiante. Je n'avais absolument rien fait comme entrainement de la semaine pour cause de foutue contracture au mollet (cf CR des 20K de Paris). J'en étais aussi à ma 5ème compétition enchainée depuis la rentrée sans aucune pause tout en ayant repris le taf à 100% et toujours avec deux morveux sur les bras et une maison à faire tourner... bref je vous raconte pas l'état de fatigue dans lequel j'étais :p mais, mais, mais, j'avais envie de tenter l'aventure Bike and Run. Cela aurait d'ailleurs du être l'étape intermédiaire entre le running pur et le triathlon. Les circonstances ont fait que je n'ai pas vraiment respecté l'ordre que je m'étais fixée mais peu importe. La communication faite par les organisateurs sur cette course était plutôt bon enfant et se voulait rassurante: en gros que tous les sportifs "du dimanche" étaient les bienvenus, que la course était faite pour les parents débordés qui pouvaient même venir sur le 9K avec leur gamin en siège bébé etc... nous y sommes donc allés à la cool, pour découvrir l’événement, sans pression. 9 ou 18K cela devait en gros être la même chose: une course plutôt familial où on n'y va pas pour la compète mais plutôt pour passer un bon moment.

Le départ étant fixé à 10H30 et seulement quelques centaines de participants inscrits, nous avons pris la voiture et heureusement... je ne me voyais pas trimballer mon vélo dans le train jusqu'au Champ de Mars. Oui, la course avait lieu au même endroit que les 20K et le triathlon de Paris. Mon mari et moi étions donc en terrain connu.

Qui dit peu de participants, dit aussi pas la queue aux toilettes et ça c'est le top du top!! :D

Nous avons largement eu le temps de nous échauffer, de prendre quelques photos, d'échanger quelques mots avec les autres concurrents qui étaient... aussi perdus que nous. Dans notre kit, nous n'avions pas assez de stickers "dossards" pour coller sur chacun des casques et selon Monsieur l'Arbitre ça n'était pas normal!! L'organisation aurait du en donner 2 jeux sauf que personne n'en avait 2 et tout le monde les a collé à l'arrache comme il a pu. Inadmissible dans un VRAI triathlon ce genre de chose (c'est ce que j'ai cru lire sur la tête de l'arbitre à qui on a posé la question - mdr) et personne ne savait non plus où était le départ. On avait bien compris selon les instructions reçues en amont par mail que les coureurs ne partaient pas du même endroit que les cyclistes mais après... euh... bah c'est tout en fait! On n'en savait pas plus.

Et c'est parti!!
Et c'est parti!!

Et c'est parti!!

Au final les coureurs ont du se positionner sous une arche à 400m avant les cyclistes. Avec mon mari, on s'était mis d'accord pour qu'il commence à courir et qu'on échange en gros à mi-parcours... sauf que... sauf que... on ne connaissait rien de rien aux règles de ce sport! Et oui, le Bike and Run est un vrai sport à part entière avec des règles et une technique bien particulière qui nécessite une certaine maîtrise et un très bon entrainement. Grosse grosse surprise pour nous! Et belle leçon d'humilité lorsqu'on s'est rendu compte que ce n'est absolument pas un sport d'endurance mais plutôt de vitesse.

Mais ne perdons pas le fil de l'histoire... pendant que mon mari attendait sagement le départ avec 200 autres coureurs, j'ai du me positionner à mon emplacement dédié en fonction de mon numéro de dossard et selon une règle très précise: nous devions être derrière le vélo, la roue arrière coincée entre les jambes et les mains en l'air. Interdiction de toucher le vélo avant l'arrivée du coureur qui lui devait attraper le vélo et courir avec jusqu'à la fin de la zone de transition. Ok sauf que le brief avait été fait aux cyclistes mais PAS aux coureurs. Certains vélos n'étaient pas encore positionnés qu'on a entendu les arbitres crier "les coureurs arrivent!!" Quoi? déjà? Et ben, au moins on ne pourra pas leur reprocher d'être en retard! A 10H30 pétante le départ de la course était donné. Et là, première surprise: je vois un flot de coureurs arriver en masse à fond les ballons! Mais euh? Ils sont au courant qu'on part pour 18 bornes là? Mon mari, qui s'était fixé une moyenne à 4mn/km, (donc plutôt rapide!) s'est fait griller par une mémé!! Non mais c'est quoi le délire!? Je croyais que c'était une course bon enfant??

Il arrive à mon niveau, me crie "je suis là" et trace. "Hey mais attends! Il faut que tu prennes le vélo!!!!" mdr il était pas au courant. Il revient un peu en arrière, chope le vélo et tente de slalomer parmi la foule. Pas facile de rester ensemble dans cette cohue. Heureusement qu'on était que 400 et pas 30 000 comme aux 20K. Deuxième épreuve: courir avec un casque sur la tête! Un conseil: pensez à bien le serrer avant le départ :p

Fin de la zone de transition: tout le monde monte sur son vélo. Je me dis: ouf c'est fini le bordel. Sauf qu'à peine 30 secondes après, certains échangent déjà leur rôle. Et 30 secondes plus tard ceux qui ne l'avaient pas encore fait s'y mettent aussi. "Nan mais sérieux les gars, vous pouviez pas vous mettre d'accord avant c'est le bordel là! Ah on est vraiment dans une course à la bonne franquette hein, tout le monde fait n'importe quoi!" Et ce petit manège n'aura de cesse de se répéter tout au long des 18K. Les montres sonnent de partout, inlassablement, toutes les 30 secondes et c'est avec une précision étonnante que chaque équipe s'adonnent au changement. L'un saute du vélo en marche le tient par le guidon pendant que l'autre l'attrape par la selle et monte dessus laissant son coureur partir en sprint sur quelques centaines de mètres. Yann court vite (j'entends son application annoncer 3,52mn/km) et pourtant on se fait pas mal griller. Il nous aura fallu quelques longues minutes pour comprendre que leur technique de faire tout au sprint ressemblait fortement à une séance longue de fractionnés :D. Le Bike and Run se court en fractionner uniquement! Nous déciderons donc d'essayer cette technique sur la deuxième moitié du parcours. Après avoir couru 2km seule à bonne allure laissant Yann récupérer, nous avons terminé en échangeant très régulièrement, ce qui m'a permis de tenir des moyennes à 4,50 - 4,55 voir 4,26 à un moment. C'est dur mais c'est vraiment fun! Et c'est encore bien différent d'un triathlon où la transition entre vélo et course fait mal aux pattes mais où tu finis par t'habituer au nouvel effort et prendre le rythme. En Bike and Run, c'est un sport d'équipe et tu demandes sans cesse à ton corps de s'adapter au changement et d'assurer la vitesse.

Nous terminons en duo ce premier essai en 150ème position sur près de 400 équipes en 1H07mn, 17 secondes et 17 centièmes (c'est pas un chrono mémorable ça??). Pas de médaille à l'arrivée, juste un tshirt trop grand mais en revanche un ravitaillement digne d'un véritable banquet! On a fait une belle découverte ce week-end. On s'est éclaté et on a qu'une envie y retourner... entraînés cette fois, hein! ;)

Un sandwich au fromage et un beau bouquet ça remplace bien une médaille!
Un sandwich au fromage et un beau bouquet ça remplace bien une médaille!
Un sandwich au fromage et un beau bouquet ça remplace bien une médaille!

Un sandwich au fromage et un beau bouquet ça remplace bien une médaille!

Les primo Bike and Runners!
Les primo Bike and Runners!

Les primo Bike and Runners!

La relève est assurée... ouf!

La relève est assurée... ouf!

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