Le stress en compétition ça n'est jamais bon!

Vous êtes de nature plutôt anxieuse? Compétitrice dans l'âme, vous supportez mal l'échec? Vous visez toujours le top du top et ne vous contentez pas de l'à peu près? Quand vous étiez petite, réciter votre poésie devant vos copains, vous rougissait les joues et vous donnait des sueurs froides? A chaque examen, vous ne saviez pas relativiser et les maux de ventre faisaient leur apparition? Alors vous êtes indubitablement une excellente candidate au stress! Mais attention, autant un petit stress peut parfois se révéler un bon booster de capacités, autant un gros stress ne fera que vous nuire et ce particulièrement dans le domaine du sport. Crispation musculaire, faiblesse physique et mentale, jambes en coton, douleurs fantômes, rythme cardiaque trop élevé, maux de tête, problèmes gastriques... tout cela vous conduira à la contre performance.

Comment l'éviter?

- Commencez par RELATIVISER. Ce n'est QUE de la course à pied! Et même si le fait d'accrocher un dossard sur votre T-shirt vous met une pression d'enfer, dites-vous bien que vous êtes là pour le PLAISIR! Personne ne vous y a obligé et vous ne jouez pas votre vie sur la piste!

- Préparez votre nécessaire de survie la veille pour ne pas être en panique le jour J. Pour vous y aider, je vous avais fait ma check-list d'avant course ici. Vous pouvez également porter sur vous une petite babiole porte-bonheur, ça ne sert à rien mais ça rassure ;)

- Arrivez en avance sur le lieu de la compétition afin de repérer facilement votre SAS de départ, d'avoir le temps de bien vous échauffer, de vous hydrater... et d'aller faire pipi! Oui messieurs, rigolez bien mais quand on est une dame, le stress ça donne envie de faire pipi!! Entrez dans votre SAS suffisamment tôt pour ne pas être perdue ou compressée par les autres coureurs.

- Faites un peu de relaxation. Tenez-vous droite, les épaules bien ouvertes. Fermez les yeux et imaginez-vous dans un endroit calme et apaisant. inspirez profondemment afin de gonfler le ventre puis toute la cage thoracique. Expirez à fond afin de rejetter un maximum de CO2. Relachez tous vos muscles comme ci vous étiez un chewing gum. Décrispez votre machoire et essayez de bailler, ça détend.

- Faites le vide dans votre tête et pratiquez la visualisation positive. Imaginez-vous en train de courir seule sur le parcours, les autres ne comptent plus. En train de franchir la ligne d'arrivée, sereine. Puis avec votre médaille autour du cou, le sourire aux lèvres...

- Envisagez le plan B. Vous avez un objectif bien précis pour cette course et vous vous y êtes préparée avec acharnement pendant des semaines mais aujourd'hui est un autre jour. Vous n'influerez pas sur les évènements extérieurs. Il faudra faire avec la pluie, le vent, la chaleur, le froid, le dénivelé, les cailloux, la boue, le sable et autres revêtements sympatiques et aussi avec les autres runners... vous ne pourrez pas forcément maintenir l'allure que vous vous êtes fixée ni forcément respecter les temps de passage à la seconde près... et après? Est-ce si grave si vous faites 1H et 59s au lieu des 58mn 35s de prévues? N'oubliez pas que même si vous êtes douée, vous n'êtes pas une professionnelle. Gagner ou non quelques centièmes de seconde ne changera pas votre paye à la fin du mois! Amusez-vous et soyez fière de ce que vous avez accompli, c'est tout ce qui compte.

- Imaginez chaque compétition comme un apprentissage et non comme un examen final. Chaque fois que vous vous confrontez au chrono, vous n'êtes pas là pour juger si oui ou non vous êtes une runneuse émérite. Vous êtes là pour apprendre de cette nouvelle expérience et en tirer des leçons qui vous serviront à appréhender différemment le prochain rendez-vous avec vous même!

Voilà pour mes conseils du jour... si vous en avez d'autres à partager, n'hésitez pas à commenter! :)

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