Petit historique:

A 16 ans, je rencontre celui qui est l'homme de ma vie aujourd'hui... je pèse alors 57 kg. Je fais beaucoup de sport à l'époque (6H de danse moderne-jazz et 2H de sport à l'école par semaine + de la marche, du vélo, du roller...) et comme beaucoup d'ados je complexe alors je ne mange quasiment plus rien.

A 18 ans, je ne vis plus chez mes parents. Je dois alors me débrouiller seule pour mes repas et c'est la cata. Etudiante, je ne prends plus le temps de faire du sport et je prends 10kg.

A 23 ans, je tombe enceinte de mon fils. Une grossesse difficile qui m'oblige à rester alitée. Je fais de l'oedème et prends 23 kg! J'ai accouché avec 3 semaines d'avance et je termine pourtant ma grossesse à 90 kg. Heureusement, quelques mois après, je retombe à 75kg.

A 27 ans, j'attends ma fille et malgré des vomissements intempestifs qui durent 5 mois et pas trop d'excès, je prends quand même, à nouveau 23kg. Me voilà le jour de mon accouchement, à deux kilos d'atteindre les trois chiffres. Après l'accouchement, je n'ai perdu que 6kg et me voilà désespérée... suis-je condamnée à supporter mes 92kg? A être essouflée à chaque montée d'escalier? A acheter des vêtements informes en taille 48? A avoir des douleurs dans la hanche et les genoux? A prendre des médicaments contre la tension à vie? Et mettre ma vie en danger en restant avec un IMC correspondant à obésité sévère? Je rentre alors dans un cercle vicieux: je déprime donc je mange. Je mange donc je grossis. Plus je grossis et plus les efforts physiques me sont pénibles. Moins je fais de sport et plus je grossis.

Mon cardiologue m'encourage à perdre du poids et me fais peur. J'ai peur pour mon coeur, pour mes artères. Le bilan n'est pas bon. C'est le déclic. Il me donne un objectif: le mois prochain vous aurez perdu 2kg. Lorsque je le revois j'en ai perdu 4 et ne suis pas peu fière. Et voici comment:

Petit déjeuner: 1 bol de lait écrémé avec 1 cuillère à café de Nesquick en poudre. 2 tartines de pain de taille raisonnables à laquelle j'enlève la mie et que je beurre avec du beurre allégé.

Déjeuner: 1 viande ou 1 poisson avec des légumes et un féculent. Si je n'ai pas de féculent, je le remplace par du pain. Un yaourt léger ou du fromage blanc à 0% et un fruit ou une compote.

Dîner:1 viande ou 1 poisson et des légumes. Idem qu'à midi pour le dessert.

J'ai supprimé les grignotages, les choses trop sucrées ou trop grasses. Le plus difficile pour moi a été de tirer un trait sur les fromages... j'adore ça! Et de me forcer à boire de l'eau entre les repas... je n'ai jamais soif! Bien sur, l'important est aussi de manger en quantité raisonnable et ne surtout pas se resservir. Si vous êtes gourmande comme moi, l'astuce consiste à vous constituer un plateau repas. Ne mettez pas le plat familial sur la table car la tentation de se resservir est trop grande. Mettez devant vous tout ce que vous prévoyez de manger de l'entrée au dessert et n'ajouter rien en cours de route. Évidemment, dur dur d'accepter le gaspillage mais Ne finissez pas l'assiette des enfants!

Si vous avez besoin d'un café, prenez le peu sucré et octroyez-vous le droit d'un carré de chocolat noir en accompagnement. Cela comblera votre envie irrésistible de sucre... Bah oui on reste des filles après tout et le sucré c'est sacré!

Je ne vous cacherai pas que reprendre le sport quand on est en surpoids c'est très difficile. Il faut vraiment s'accrocher et être soutenu par son entourage. Pour ma part, c'est surtout mon mari qui m'encourageait. Il y a un an et demi, j'ai changé de travail. Je suis loin de chez moi (plus d'une heure de transport) mais l'avantage c'est que je marche beaucoup dans la journée, je porte beaucoup de cartons de livres et monte beaucoup d'escaliers bref je bouge plus. Et le soir c'était entre 4 et 10km de vélo d'appartement tous les jours.

Quand j'ai commencé à perdre, cela ma remotivée. Et il a été plus facile de me mettre à la course à pied. Quand on est maman, c'est dur d'aller faire du sport en extérieur sans les enfants. Alors avec mon mari, on a trouvé la solution: la petite dans le siège-vélo et le grand sur son propre vélo et c'est parti le week-end pour des parcours en forêt de 8km. On alterne. L'un sur le vélo pendant que l'autre court. Et au bout de 4km on échange. En général, moi je terminais par la course car à la fin je n'en pouvais plus. Evidemment, ne croyez-pas que j'ai réussi à faire 4km en courant sans m'arrêter du premier coup. Au début je peinais sur à peine 1km. J'étais rouge comme une pivoine, essouflée, mal au palais, des points de côté partout, envie de vomir... bref le pied!

J'ai persévérée et petit à petit je me suis améliorée. Le maître mot pour progresser c'est d'y aller doucement. Ne forcez pas, allez-y à votre rythme. Si vous courrez trop vite vous allez très vite atteindre vos limites et vous dégouter à vie de la course à pied. Je dis ça en connaissance de cause. Lorsque mon mari m'a "poussé" à aller courir je n'étais vraiment pas convaincue. Trop de mauvais souvenir des tours de piste obligatoire à l'école où je crachais mes poumons sous les réprimandes de mes profs de sport et les rires moqueurs de mes camarades plus doués.

Et puis, j'y ai pris goût. A tel point qu'aujourd'hui, j'ai du mal à m'en passer.

Dans un autre poste, je vous détaillerai mon entrainement et vous donnerai mes conseils pour courir sans (trop) souffrir en surpoids.

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